L’hypertension, le diabète, l’obésité, l’anxiété ou la dépression peuvent être associés à des apnées du sommeil. Ces maladies peuvent être liées entre elles. Elles doivent être traitées en même temps que les apnées du sommeil. L’insuffisance cardiaque est un exemple particulier. Sa présence modifie l’approche diagnostique et thérapeutique des apnées du sommeil.

Les apnées de l’insuffisant cardiaque sont de deux types, obstructifs et centraux.

  • Les apnées se définissent par un arrêt complet de la respiration.
  • Les hypopnées se définissent par une diminution significative, mais incomplète du débit aérien.
  • Apnées et hypopnées ont une durée de plus de 10 secondes par définition. Elles peuvent durer plus d’une minute.
  • Les apnées et hypopnées obstructives sont liées à une obstruction des voies aériennes supérieures. Elles sont souvent précédées et suivies de ronflements.
  • Les apnées et les hypopnées centrales sont liées à un défaut de la commande
  • Chez un insuffisant cardiaque, ces deux types d’événements respiratoires, obstructifs et centraux, sont souvent associés et leur prédominance peut varier au cours d’une même nuit.
  • Apnées et hypopnées sont évaluées lors d’une polysomnographie.

La polysomnographie caractérise les stades de sommeil.

  • Connaître les stades de sommeil permet de savoir quand le patient dort (ce n’est pas le cas des polygraphies, faites à domicile par exemple).
  • Si le patient dort mal pendant l’examen, le nombre d’événements anormaux détecté sera bien celui survenant pendant son sommeil.

Quantification de l’insuffisance cardiaque ; risques de l’association apnées du sommeil — insuffisance cardiaque ; traitement des apnées chez l’insuffisant cardiaque.

  • L’échographie cardiaque permet d’évaluer notamment la sévérité de l’insuffisance cardiaque, par la mesure de la fraction d’éjection du ventricule gauche. Cette mesure, réalisée par un cardiologue, permet de guider le traitement de l’insuffisance cardiaque et des apnées.
  • L’association apnées du sommeil — insuffisance cardiaque est associée à un risque plus élevé d’arythmie cardiaque et de décès que les patients n’ayant pas ces deux affections associées.

Traitement des apnées chez l’insuffisant cardiaque.

  • Le premier traitement des apnées du sommeil chez l’insuffisant cardiaque est l’optimisation du traitement de l’insuffisance cardiaque.
  • Si la fraction d’éjection du ventricule gauche est supérieure à 45 %, le traitement des apnées du sommeil dépend du type d’événements prédominants, centraux ou obstructifs. Ce peut être une ventilation par pression positive continue ou une ventilation auto-asservie.
  • Si la fraction d’éjection du ventricule gauche est inférieure à 45 % :
    • Un excès de mortalité a été observé chez les patients insuffisants cardiaques et apnéiques traités par ventilation dite « auto-asservie ».
    • Dans ce cas, les patients doivent être traités différemment, par exemple par une ventilation à pression constante. La poursuite de ce traitement dépend de son efficacité sur le nombre d’apnées et hypopnées du sommeil et de la perception de cette efficacité par le patient.
  • La surveillance du traitement nécessite une collaboration entre le cardiologue et le pneumologue.

Les présentations ci-dessous montrent les aspects théoriques et pratiques du diagnostic et de traitement des apnées du sommeil associées à une insuffisance cardiaque.

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